Ihr wollt im elsässischen Freiheitskampf mitwirken? Unserem Land eine Zukunft schenken? Ihr wollt Euch für die Heimat engagieren? Macht mir und schreibt uns !
Gemeinsam werden wir noch vor dem Sommer diese Bewegung zustande bringen.
Le 11 Novembre 1918, Eugène Ricklin, président de l’Alsace-Lorraine déclare l’indépendance de l’Alsace. Quelques jours plus tard les troupes françaises entrent en Alsace, en dépit du droit international et des 14 Points édictés par le Président américain Wilson. Ces 14 points prévoyaient un référendum d’autodétermination pour l’Alsace-Lorraine. Ce référendum, la France le fit interdire.
Quatre vingt dix ans plus tard, l’Alsace est à genoux. Sa langue et sa culture meurent, par la volonté de l’Etat français. La France, donneuse de leçons, reste le seul pays d’Europe occidentale à ne pas avoir ratifié la Charte Européenne des Langues et Cultures régionales, et pour cause : l’Etat français est l’ennemi déclaré des peuples minoritaires comme les Corses, Bretons, Basques ou Alsaciens. C’est inscrit dans sa constitution : la France est une et indivisible, la langue de la République est le français. En d’autres mots : l’Alsace et l’alsacien n’existent pas.
L’Education nationale formate chaque jour les petits Alsaciens, pour en faire des êtres déracinés, coupés de leur langue et abreuvés d’une histoire falsifiée. Car la langue est un instrument de domination et l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Des siècles de culture, la langue de nos ancêtres, ces trésors inestimables disparaissent sous nos yeux, sans que nos élus lâches et serviles ne réagissent. Eux si prompts à brandir le drapeau tricolore et à défiler aux ordres de Paris.
Pendant ce temps, le chômage croît : quand l’Europe supprime les postes de douane, la France dresse une barrière linguistique et économique. Les Alsaciens devenus monolingues ne trouvent plus d’emploi en Alsace, ni chez nos frères Alamans suisses et badois. L’Alsace, terre de passage depuis la nuit des temps, est devenu un cul de sac qui s’appauvrit économiquement, culturellement, linguistiquement et intellectuellement.
Depuis 90 ans, la colonisation française est sournoise mais constante. Aujourd’hui, par sa politique,
la France conduit l’Alsace vers une mort clinique : un paysage intact mais sans vie, une Alsace sans peuple alsacien.
Mais rien n’est inéluctable et le remède est connu : quitter le système colonial français.
Nombre d’Alsaciens ont fait ce constat. Mais certains pensent « qu’il faut se faire bien voir », « qu’il ne faut pas faire de bruit », « qu’il faut être raisonnable »… La raison parlons-en ! Quelle minorité la France a-t-elle reconnu en récompense de sa loyauté ? Quelle mesure peut-être obtenue de l’Etat français sans une épreuve de force ?
Nous demandons rien d’autre que le droit de vivre et de disposer pour cela du même statut que nos voisins du Luxembourg et de Suisse. Nous voyons tous les jours ces deux pays, si proches de nous, prospérer à notre porte, bâtir leur destin et prendre soin de leur culture et de leur langue. La réalité est sous nos yeux : l’Alsace peut être indépendante, elle en a les moyens.
D’ailleurs au nom de quoi le mot liberté est-il positif lorsqu’il s’adresse au Tibet et tabou lorsqu’il s’agit de l’Alsace ? L’Alsace a-t-elle le droit de vivre ? Notre langue et notre culture valent-elles moins que les autres ?
Brisons les barrières mentales et l’autocensure. Sortons de l’infantilisation dans laquelle la France nous a placées. Nous ne sommes ni Français, ni Allemands, mais Alsaciens. C’est la seule vérité. Nous ne voulons plus être les éternelles victimes de l’histoire mais des hommes et des femmes qui bâtissent leur destin. Nous n’avons pas besoin de maîtres, nous voulons notre liberté !
Sur ce chemin, un seul mot nous guidera:
FREIHEIT !